Origines de Créteil et de sa monnaie

Origines de Créteil et de sa monnaie

 

  Vous connaissez tous l’origine de la monnaie. Pour ceux qui ont oublié, je vais vous rafraichir la mémoire.

  Cela commence en Anatolie, une partie de la Turquie actuelle, ou vivait Crésus, roi de Lydie vers 550 avant JC. Ce roi était fort riche car le fleuve de son pays, le Pactole, charriait de l’or à ne plus savoir quoi en faire. (cela commence à vous rappeler quelque chose ?) Autant vous dire que le pays n’était pas inquiet sur sa dette extérieure.

Le roi s’aperçut bien vite qu’il n’était pas facile de conserver des paillettes d’or qui s’envolaient au moindre coup de meltem. De plus cette fortune excitait ses voisins les Grecs, qui habitaient à un ou deux jours de galère (cela dépendait du vent et de l’origine des galériens, locaux ou du Club Med), et qui avaient déjà leurs caisses vides.

  Or donc il décida de transformer ses paillettes en petits cailloux sur lesquels il inscrivit son logo. Les instructions sur les contrefaçons et les peines encourues ne vinrent que beaucoup plus tard.

  Crésus était riche mais pas très malin et continuait à appeler ça « ses petits cailloux ».De plus il y en avait des petits, des très petits, des moyens et des gros. C’était difficile à compter et à rendre la monnaie. Quand vous vouliez acheter un bœuf ou un âne, c’était toujours des discussions à n’en plus finir. Les chinois voulaient bien envoyer une caravane de bouliers mais ceux-ci étaient peu fiables. En effet la puce n’avait pas encore été inventée et ils utilisaient des hannetons certes robustes mais qui fonctionnaient mal en cas de grosses chaleurs.

  Je reviens à l’histoire de la monnaie. Crésus avait un ministre des finances, pas très honnête mais malin ; il sortait de l’ENA (Ecole Nationale d’Athènes) et résolut de prendre le problème à bras le corps.

  « Sire, dit-il un jour au roi, votre idée est excellente ». En fait le roi n’avait encore rien dit, mais le ministre commençait toujours ses phrases de cette façon. On ne sait jamais à l'avance comment les choses vont tourner

  « Nous allons fabriquer des cailloux tous du même poids et, en votre honneur, pour que le monde entier vous reconnaisse, nous les appellerons des  Crésuoles ».

"En effet, dit le roi, je trouve que c'est une excéllente idée.

Et ce qui fut dit, fut fait. Les cruséoles envahirent la Méditerranée au grand bonheur des marchands Lydiens et du roi qui prélevait un impot au passage. On a beau être riche.....

  Plus tard, à cause d’un scribe étourdi, cela devint des « Créstoles » puis, à la suite d’une réforme du ministre de l’alphabet, Jakus Langum , le E fut transformé en I, plus facile à écrire et plus court sur les très petits cailloux.

  A leur arrivée, les Romains trouvèrent donc les Cristoles et les adoptèrent en même temps qu’ils  piquèrent celles qu'ils trouvèrent

  Vous vous impatientez et vous allez me dire ,

  « Mais quel rapport avec le nom de notre belle préfecture ?

  « Un moment, j’y arrive. »

  Lorsque Jules César, fils d’une noble romaine et d’un riche étranger, un Ibère, Lusconi, partit à la conquête de la Gaule, il y fit transférer, pour payer ses légions, un trésor composé de 48722 cristolles ou 48721, les avis des historiens divergent. Etant très économe des deniers, je devrais dire des cristolles, de l’état, il confia ce magot non pas à Western Union, qui prenait déjà un gros pourcentage, mais à quelques gaulois dont les vacances étaient terminées et qui remontaient sur Lutèce.

  Le voyage avait l’air de bien se passer jusqu’aux approches de la capitale. Pour la dernière fois, on les retrouve dans un petit hameau tellement petit qu’il n’a pas de nom, au bord de la Marne, presque au confluent de la Seine, et où ils auraient dormi. Là on perd leur trace. On les soupçonne en fait de s’y être arrêtés et d’y avoir enfoui tous leurs bagages. (à cause des amendes sur l’importation des contrefaçons, cela se faisait déjà très souvent). Par la suite, la presse locale, « Le Petit Lutécien Libéré » surnommera les supposés voleurs « les Cristolliens » et le hameau sera nommé Cristol (devenu plus tard Créteil en gaulois)

  Faute de preuves, les du Raton de Sainte-Catherine, car c’étaient eux, ne furent jamais inquiétés. Cependant, leur carte routière n’étant pas à jour, ils ne retrouvèrent pas le trésor qui parait-il, serait toujours enfoui dans ce qui est devenu la Rue du Général Leclerc. Vous pouvez essayer de creuser. Pour plus de renseignements essayez de contacter un de leurs descendants, Monsieur Raton (il a perdu son titre de noblesse à la révolution et tient un pressing à Créteil). Si vous ne trouvez pas son enseigne, vous pouvez toujours me questionner, elle est très reconnaissable. A la réflexion et pour m'éviter d'être dérangé toutes les cinq minutes, je vais vous donner ses coordonnées exactes : le pressing de Monsieur Raton s'appelle "Le laveur". Vous avez compris ?, Raton-laveur hein ? quelle coïncidence.

  Voila ! Vous connaissez maintenant l’origine de notre ville et de sa monnaie. 

  Je vous parlerai prochainement de la découverte de l'Amérique par Gontrand du Raton de Sainte-Catherine et attribuée à tort à Cristophe Colomb

  Je compte sur vous pour nous relater d’autres évènements cachés , afin de les publier sur le site.

  Si vous avez des renseignements qui viennent contredire mes recherches, je ne serai pas content mais je les publierai quand même.

Jean-Jacques